Le Printemps numérique a lancé cette année la 1re édition des DigiLabs, un projet pilote permettant à des artistes et créateurs du numérique d’effectuer un laboratoire de recherche appliquée au sein de différents milieux et industries montréalaises. Voyant les choses en grand, le Printemps numérique a parrainé pas moins de cinq DigiLabs, rassemblant au total 8 artistes ainsi que 10 entreprises et organisations. Certaines œuvrent dans le domaine du jeu vidéo ou de la réalité virtuelle, tandis que d’autres, sans pour autant travailler dans des secteurs créatifs, s’identifient particulièrement aux œuvres et aux technologies numériques. Elles ont également facilité la concrétisation de ces laboratoires. Les artistes étaient appelés à s’approprier et à détourner, pour des fins créatrices, les technologies innovantes mises au point par ces entreprises, tout en étant rémunérés pour leur travail. Quelques-uns de ces projets étaient présentés au Centre canadien d’architecture, le 29 novembre au soir.

DigiLab « Vidéo Laser »

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Œuvrant respectivement dans l’offre de services aux entreprises publiques et dans le développement du potentiel de créativité et d’innovation de la métropole, les organisations Olameter et Quartier de l’innovation ont fait appel au talent de l’artiste Samy Lamouti afin de réaliser une vidéo usant des données cartographiques, c’est-à-dire une carte sur laquelle sont représentées différentes statistiques (ex. la densité de population dans le quartier Griffintown). Ces données, capturées grâce à un système de laser, le système LiDAR («light detection and ranging»), forment des nuages de points de différentes formes, et ces formes ont servi d’inspiration à l’artiste afin qu’il réalise une œuvre d’art vidéo. Ainsi, Hétérotopie est une sorte de Montréal imaginé, une métropole virtuelle faite de pixels molécularisés.

DigiLab « Jeu virtuel »

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Pour le DigiLab en jeu vidéo, le collectif Fantazem a collaboré avec le studio indépendant Artifact5, l’Espace Ludique (GamePlay Space), une communauté collaborative dédiée à l’industrie du jeu de Montréal, et le Centre de développement et de recherche en imagerie numérique (CDRIN). Les artistes Myriam Boucher, Pierre-Luc Lecours, Philippe Quinn et Maximilien Simard-Poirier ont réalisé une œuvre en réalité virtuelle intégrant sound design immersif et vidéo d’art abstrait en une expérience en 3 tableaux hautement poétiques.

DigiLab « Ville imaginaire »

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Plus technique, ce DigiLab a été réalisé en partenariat avec le Centre Turbine, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, et l’école secondaire Pierre-Laporte. L’artiste visuel Jonathan Villeneuve a accompagné une classe d’élèves en arts plastiques dans leur manipulation d’appareils sophistiqués. Villeneuve est connu pour son travail avec les machines et les installations, parfois sonores, souvent architecturales. Ici, il a prêté main-forte pour la découpe laser, l’impression 3D… Autant de manipulations qui étaient nécessaires pour que les étudiants du FabLab Pierre-Laporte créent la maquette d’une ville imaginaire. Une cohorte d’étudiants était présente ce soir-là pour montrer leur train futuriste ou leur casino 3D!

DigiLab « Installation interactive »

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Qui a dit qu’il n’y avait pas de point commun entre l’agriculture et le numérique? Fred Trétout entendait confondre les sceptiques! Directeur artistique chez Space & Dream et motion designer, il a travaillé en collaboration avec le Système alimentaire montréalais (SAM) afin de créer Semer, une installation interactive mettant en valeur la saine alimentation et l’agriculture de façon ludique. Grâce à un écran tactile, vous pouvez apprendre sur les légumes poussant à Montréal: les trois sœurs (haricot, courge, maïs), le melon muscade et la tomate. L’art devient alors un moyen d’apprentissage! Pour plus de détails sur ce DigiLab, cliquez ici.

Page Web présentant les DigiLabs