Special Meet-Up #1 aux studios de Moment Factory

Quelles retombées économiques grâce à la créativité numérique? Cette question a animé toute une journée de discussion dans les studios de Moment Factory, présenté l’hiver dernier. C’est sur l’avenue du Parc qu’avait lieu le Special Meet-Up #1, là où Moment Factory a pris pignon sur rue après 15 années passées dans l’immense surface de la rue Hutchison.

Cet événement de la série Chromatic Pro, volet professionnel du festival Chromatic, s’articulait autour de discussions et de panels durant la journée et de musique festive en soirée. Au rendez-vous cet avant-midi là, des artistes, des entrepreneurs, des acteurs du milieu de la culture, des passionnés de la créativité numérique… tous étaient réunis pour aborder des enjeux d’actualité : Montréal est-elle la capitale du numérique? Peut-elle le devenir? Comment développer son entreprise artistique ou d’affaires quand on est créateur en arts médiatiques ou directeur artistique d’un festival de musiques numériques?

Belles œuvres

Lors de ce Special Meet-Up #1, on retrouvait également en présentation deux œuvres qu’il était possible d’admirer : la captivante Moon de Daniel Iregui, où un système audiovisuel interactif permettait de contrôler avec nos mains les jets de lumière et les sons produits par une machine mystérieuse, et Hétérotopie des artistes Samy Lamouti et Sam Chenennou, cette dernière ayant été réalisée dans le cadre des DigiLabs 2016.

Une cartographie de l’écosystème numérique montréalais

Le bal fut lancé par Eva Quintas, qui présentait une étude du Printemps numérique cartographiant l’écosystème du numérique montréalais. Artistes indépendants, industries, multinationales et entrepreneurs en jeu vidéo, en arts médiatiques, en audiovisuelles… autant d’acteurs qui donnent à Montréal sa richesse et sa diversité.

La conclusion du rapport : la création d’un maillage plus étroit entre les milieux des arts et des entreprises, une vision concertée et un meilleur partage de l’information seront des conditions sine qua non pour imposer Montréal en tant que capitale mondiale du numérique.

C’est bien beau tout ça, mais, concrètement, qu’est-ce qu’on peut faire?, demande un membre de l’assistance durant la période de questions. Ici, la recette n’est pas secrète. Trouver une organisation ou une association avec laquelle vous partagez des valeurs. Transformer les pour qu’elles ressemblent à ce que vous voulez. Travailler avec les gens que vous aimez et avec qui vous voulez travailler. Surtout, prêcher à des gens qui ne sont pas déjà convertis! L’ancien directeur des contenus de Radio-Canada et tou.tv Jérôme Hellio ajoute : partagez vos échecs! Nos expériences moins réussies peuvent être d’une utilité considérable pour ceux qui se lancent dans des entreprises similaires.

On cite souvent Tel-Aviv comme étant un hub entrepreneurial dont la prospérité rivalise avec celle de Silicon Valley. Or les entrepreneurs de cet écosystème perçoivent l’échec, non pas comme un stigmate, mais comme une marque d’expérience. L’écosystème montréalais bénéficierait grandement de cette mentalité. L’équipe du FailCamp MTL, par exemple, ou l’entrepreneur Martin-Luc Archambault ont très bien compris que « c’est quand les choses fonctionnent le moins que nous apprenons le plus ».

 

Page web de l’événement

 

Crédit photo : Loïc Raharison