On dit qu’il aurait conçu avec la Biosphère, l’équivalent symbolique de la Tour Eiffel en Amérique de Nord. Certains le surnomment même le Léonard de Vinci du 21e siècle. Buckminster Fuller a certainement marqué Montréal et le Buckython lui a rendu hommage d’une bien sympathique façon.

Le Buckython consistait à 48h d’exploration et de prototypage inspirés du dôme emblématique de l’Île Sainte-Hélène. Les équipes multidisciplinaires ont revisité la célèbre biosphère Leur travail inventif a été présenté lors de la clôture du symposium IX de la Société des arts technologiques, sous l’œil ému de la fille de son créateur, Allegra Fuller Snyder.

Allegra Fuller Snyder au Buckython - Photo : Eva Blue

Allegra Fuller Snyder avec des participants au Buckython – Photo : Eva Blue

«1967 représente un moment charnière pour Montréal qui a permis d’en faire ce qu’elle est aujourd’hui. Au Buckython, nous avons découvert la philosophie hallucinante de Fuller. Le maillage et le prototypage permet de se réapproprier son travail dans une perspective d’avenir et de découvrir tout le potentiel qui y est associé. La Biosphère fêtera bientôt son 50e anniversaire, c’est l’occasion d’ouvrir le Buckython à l’international!» Mehdi Benboubakeur, Printemps numérique

Le Buckython, un grand succès collectif!

«Le Buckython a vraiment dépassé mes attentes! Au début, les gens ne se connaissaient pas et ils ont découvert par le fait même un penseur important qui a beaucoup inspiré notre quotidien et la technologie de la géométrie. C’est un défi de sortir les gens de leur silo et de faire travailler ensemble des artistes, des penseurs et des développeurs. Sky is the limit!» Noah  Redler, Maison Notman

Tirage au sort des équipes - Buckython - Photo : Eva Blue

Tirage au sort des équipes – Buckython – Photo : Eva Blue

«Nous avons assisté à un marathon de collaboration. Au Buckython, nous sommes dans l’action de la recherche et développement, au cœur des idées de Fuller! Les hacketons sont géniaux! Ils nous permettent de sortir de notre zone de confort, décloisonner et réfléchir aux problématiques sociales. Les artistes numériques doivent souvent inventer leurs outils pour réaliser la vision qu’ils ont, la démarche de Bucky leur est très utile et inspirante, particulièrement dans les installations interactives. Il ne faut pas se priver du plaisir d’essayer des choses, juste au cas où elles en stimuleraient d’autres!» Luc Courchesne, SAT

«C’est une grande joie de partager la vision de Fuller dans un contexte contemporain. La plupart de ses idées et de ses recherches se sont confirmées après sa mort. Il mérite d’être reconnu. Le Buckython rappelle l’importance de comprendre le lieu où l’on vit et d’être sensible à son histoire pour innover et bâtir le futur. Montréal est le microcosme parfait pour ça et son modèle peut être repris à travers le monde! Nous démontrons que l’immersion peut avoir un impact intéressant en dehors du divertissement, autant en art qu’en science.» David McConville, Buckminster Fuller Institute

Buckython - Photo : Eva Blue

Buckython – Photo : Eva Blue

«Le côté synergétique de Fuller est mis en lumière. Plusieurs disciplines se rencontrent, discutent de design empathique, partagent des valeurs fondamentales. Il y a un processus humain primordial derrière la connexion de ces créations. Avec ces formes de collaboration, on ne peut jamais prédire ce qu’il va en découler, peut-être découvrirons-nous la solution à un enjeu de société majeur?» Pascal Beauchesne, TechnoMontréal

Suite à cette première expérience, le Buckython reviendra en force l’an prochain!

Le Buckython, organisé dans le cadre de la deuxième édition du Printemps numérique, est une collaboration entre la Maison Notman, la Société des arts technologiques [SAT], et le Buckminster Fuller Institute (BFI). Le Buckython a reçu le soutien du Consulat général des États-Unis à Montréal, O2 Web, Credo Productions et Yelp Montréal.

Pour revivre le Buckython en photos, Cliquez ici